Samedi 14 Novembre 2009, 12:31.
""""En lisant Dans ces bras-là, et en écoutant Perfekt Welle""
J'ai pas envie d'aimer, j'ai envie de lire jusqu'à pas d'heure, d'écrire des lignes et des lignes de bêtises enlacées, de ressentir, de fumer de temps en temps, de boire, juste assez, d'être un peu libre et belle, de laisser filer le temps, de tout laisser tomber, de vivre pour moi et moi seule, pour mes plaisirs, pour mes désirs. Que les gens trouvent ça normal, qu'on me laisse tracer ma route. J'ai envie, j'ai envie, mais ce n'est qu'un besoin comme tant d'autres dont tout le monde se contrefou. Quand tu as faim, tu dois attendre l'heure, quand tu as sommeil, tu dois te lever tôt, et bien quand tu as envie, c'est la même chose, tu dois attendre d'en avoir le droit, le temps. Sauf que ce besoin là te tiraille, te rappelle à l'ordre sans cesse, au contraire du ventre qui finit pas se taire, du corps qui finit par s'éveiller. Ce besoin là n'a rien de physique. C'est un manque surgit de nullepart, des méninges, du cervelas, d'un mécanisme chimique, qu'on ne peut s'expliquer à sois-même. C'est étrange, ça persiste, ça ravive, ça étouffe. Ca omnubile surtout. On ne voit que ça, ce vide à combler. Ce vide de quoi? On ne le sait même pas. C'est là, c'est tout, il faut faire avec, ou s'en débarasser. Mais ça ne lâche pas comme ça, il faut assouvir l'envie, la gâter jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à en avoir la nausée, tant on est plein. L'envie dépasse tous les autres besoins à la course d'importance, on oublie la douleur à calmer, la larme à sécher, quand tout à coup l'envie apparaît. Il n'y a qu'elle, elle et elle seule. Un nom, un contact, un goût, un soupir, une présence, c'est là. Dans ton coeur, dans ton ventre qui se tord de carence, dans tes mains, sur tes papilles, dans ta gorge, sur tes lèvres enflées, sur ton visage. Une envie de sourire, une envie d'aimer, une envie de crier, une envie de pleurer, une envie de rire. Il faut trouver un prétexte, un sujet. Mon prétexte, c'est lui.
C.